Les chênes (genre Quercus)
Le genre regroupe 500 espèces. Les chênes portent tous des glands dans une cupule. Les bourgeons sont groupés à l’extrémité
des rameaux (l’un d’entre eux démarrera la saison suivante, donnant chez de nombreuses espèces des branches à l’aspect sinueux).
Légendes et traditions :
Rarement touché par la foudre, le chêne était associé à Zeus, dieu du tonnerre dans la mythologie grecque: En Epire, sur les
pentes du mont Tomaros, les prêtres et les prêtresses du bosquet sacré interprétaient le bruissement des feuilles de chêne sous le vent. Plus d'informations sur http://www.universalis.fr/encyclopedie/dodone/
Cet arbre était aussi associé à Donar, dieu de la foudre des Germains.
Dans la mythologie romaine, c'est évidemment l'arbre de Jupiter. On tressait ses rameaux en couronnes pour les guerriers
valeureux (le képi de général de l'Armée a repris ce concept).
Chez les Celtes, les druides récoltaient le gui qui poussait assez rarement sur les chênes. Le gui était censé recueillir
l'âme et les puissances vivantes de l'arbre: "le chêne était la représentation visible de la divinité" (F. Le Roux et C. J. Guyonvarc'h). En fait, le chêne est le support végétal d'un symbolisme qui unit la force et
le savoir. Une plante se nourrissant de cette divinité devient alors la quintessence de la divinité. Par respect pour ces puissances, on utilisait une serpe en or.
L'église catholique a récupéré ces croyances, édifiant la maison de Dieu à proximité des chênes sacrés. Par exemple, en
Normandie : Le chêne d'Allouville-Bellefosse est réputé être le plus vieux de France. Il date du IXe siècle. Dans son tronc, creux, sont établies deux petites chapelles superposées. L'arbre
est étayé et une partie de sa ramure est recouverte d'essentes (bardeaux) pour le protéger. Il fait plus de 9 mètres de circonférence. Il est visité par plus de 60 000 personnes par an.

Notre arboretum possède 23 espèces de chênes:
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Quercus acutissima
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Quercus ilex
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Quercus acuta
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Quercus leucotricophora
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Quercus arkansana
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Quercus macrocarpa
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Quercus bicolor
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Quercus palustris
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Quercus castaneifolia
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Quercus phellos
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Quercus cerri
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Quercus pubescens
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Quercus chenii
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Quercus robur 'pendula'
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Quercus coccinea 'Splendens'
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Quercus trojana
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Quercus dentata
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Quercus variabilis
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Quercus gambelii
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Quercus suber
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Quercus libani
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Quercus x Mauri
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Quercus canariensis
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Parmi celles-ci il y en a 3 que nous rencontrons souvent en région méditerranéenne :
Le Chêne vert (Quercus ilex), ou yeuse (mot tiré de l’occitan euse) :
Noms catalans: Alzina (Alzina vera), carrasca
C’est un arbre à feuillage persistant présent dans les bois clairs et garrigues.
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D’aspect souvent buissonnant, il peut quand même atteindre les 30m. Les branches
érigées, serrées, sont assez droites, sur un tronc sinueux.
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Les feuilles sont polymorphes : avec des lobes épineux sur les rejets et les plantules, puis entières, très variables
en largeur. La forme des feuilles varie aussi selon les conditions climatiques : C’est une espèce xérophile. Le chêne vert présente plusieurs écotypes en fonction de la sécheresse
ambiante. En milieu favorable, où l'humidité de l'air n'est pas limitante, il aura des feuilles à limbe presque ovale, tandis qu'en milieu sec, les feuilles seront pour la plupart dentées. Un
feutre gris-vert tapisse le revers souvent concave.
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Les chatons mâles jaunes d’or sont très abondants en début d’été. Les glands sont petits (15 à 20 mm) à cupule
duveteuse.
Le chêne vert est l'espèce emblématique du midi méditerranéen français puisqu'il constitue, avec le pin d'Alep et les
genévriers, l'espèce dominante de la garrigue.
Phytosociologie : l’association du chêne vert peut se présenter sous des faciès très différents, mais ses compagnons les
plus fréquents, que l’on retrouve dans presque tous les pays méditerranéens sont :
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Le genévrier cade (Juniperus oxycedrus)
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Le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus)
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Le fragon (Ruscus aculeatus)
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La bruyère arborescente (Erica arborea)
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La salsepareille (smilax aspera)
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L'arbousier (Arbutus unedo)
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Le ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis)
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Le filaria moyen (Phillyrea media)
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L'aubépine (Crataegus monogyna)
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Le laurier tin (Viburnum tinus)
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L'alaterne (Ramnus alaternus)
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Le chévrefeuilles des Baléares (Lonicera implexa)
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Le pistachier térébinthe (Pistacia terebinthus)
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On le retrouve souvent dans les forêts de Chêne liège (Quercus suber), de Pin d’alep ( Pinus halepensis), de Pin noir (Pinus
nigra) et de Pin maritime (Pinus pinaster).
Beaucoup de forêts de chênes verts auraient été dégradées par des abus de coupes, par l’incendie, et par le pâturage. Cela se
traduit par une modification plus ou moins rapide de la flore. Un cycle régressif s’amorce auquel on attribue souvent la formation de la garrigue à chêne kermès.
Le Chêne liège (Quercus suber) :
Noms catalans: Surera (Alzina surera)
Cet arbre à feuillage persistant, qui peut vivre 150 à 200 ans, voire 800 ans et atteindre 20 à 25 m de haut (le plus grand
ayant atteint 43 m), ne dépasse généralement pas 12 à 15 m.
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En peuplement, sa silhouette est arrondie, il est plutôt étroit et haut. En situation isolée, l'arbre
développe un port large et étalé.
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L’écorce : sur un arbre jamais écorcé, elle est de couleur grisâtre, très épaisse, peu dense et fortement crevassée.
En termes de production, on l'appelle "liège mâle". Elle représente une bonne protection contre le feu et permet au chêne de reprendre rapidement sa croissance après le passage d'un incendie.
Dans le cas des arbres écorcés, le liège mâle est remplacé par le "liège de reproduction" ou "liège femelle", de couleur jaune, rouge puis noire.
Cette nouvelle écorce est beaucoup plus régulière que la précédente, présentant des crevasses moins profondes et des
caractéristiques dans l'ensemble plus homogènes.
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Les rameaux sont pubescents. Les feuilles, persistantes, à petits lobes souvent épineux, sont sombres dessus et gris pâle
et densément feutrées dessous. Elles ressemblent fortement à celles du chêne vert.
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Le gland est de couleur brune à maturité (automne), avec un pédoncule jusqu'à 4 cm de long. Sa taille varie de 2 à 5 cm en
longueur et de 1 à 2 cm en largeur. La cupule est composée d'écailles.
Le chêne liège sur l’ensemble de son aire a été fortement avantagé au cours des temps par l’homme qui l’a planté pour la
production de liège principalement à partir du XVIIIe siècle (en Corse, dans les Pyrénées orientales, à l’est des Landes et dans les Maures). Très généralement, les peuplements se rencontrent à
l’étage mésoméditerranéen inférieur et moyen. Les peuplements, en région méditerranéenne, sont en relation dynamique avec des maquis à Bruyère, Arbousier, Calycotome, Cytise et des cistaies
(formes de dégradation après le passage du feu).
Les subéraies des Pyrénées Orientales :
Ce type d’habitat est cantonné principalement à deux régions naturelles des Pyrénées orientales (Aspres et Albères).
Apparemment spontané, en mélange avec les autres chênes méditerranéens autrefois, il est très développé (planté) au XVIIIe siècle. Depuis 1950 cette suberaie décline progressivement.
De nombreuses espèces sont indicatrices de ce type d’habitat :
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Chêne-liège (Quercus suber)
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Bois garou (Daphne gnidium)
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Châtaignier (Castanea sativa)
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Bruyère arborescente (Erica arborea)
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Calycotome épineux (Calycotome spinosa)
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Bruyère à balai (Erica scoparia)
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Arbousier (Arbutus unedo)
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Immortelle (Helichrysum stoechas)
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Sarothamne de Catalogne (Cytisus arboreussubsp. catalaunicus)
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Houx (ilex aquifolium)
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Chêne vert (Quercus ilex)
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Lavande stoechade (Lavandula stoechas)
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Chêne pubescent (Quercus pubescens)
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Chèvrefeuille des Baléares (Lonicera implexa)
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Asperge à feuilles aigües (Asparagus acutifolius)
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Rouvet (Osyris alba)
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Ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis)
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Lierre (Hedera helix)
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Ciste à feuilles de sauge (Cistus salvifolius)
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Filaria à feuilles étroites (Phillyrea angustifolia)
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Clématite flammette (Clématis flammula)
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Garance voyeuse (Rubia peregrina)
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Cytise de Montpellier (Genista monspessulana)
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Fragon (Ruscus aculeatus)
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Cytise à trois fleurs (Cytisus villosus)
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Genêt à balai (Cytisus scoparius)
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Valeur écologique et biologique : Intérêt économique, écologique et patrimonial des massifs encore exploités pour le
liège. Grand intérêt des mosaïques d’habitats (forêts, maquis haut, maquis bas, pelouses) pour la diversité des niches offertes à la faune.
Valeur économique : Production de liège : bouchons, isolant, artisanat. On retiendra l’importance économique de la
filière locale d’utilisation du liège.
Le chêne pubescent (Quercus pubescens) :
Noms catalans: Glaner, roure martinenc
C’est un arbre de 10 à 25 mètres de haut. Son feuillage caduc est marcescent,
c'est-à-dire que ses feuilles sèchent et restent en place tout l'hiver. Elles tombent au printemps dès la poussée des jeunes feuilles.
Le Chêne pubescent est associé à la truffe qui se développe près de ses racines.
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Silhouette : larges branches sinueuses
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Son écorce est assez proches de celle du chêne vert : gris-noir, avec des plaques carrées assez serrées.
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Les feuilles ont des longs pétioles, des lobes irréguliers aux sinu s profonds. Elles sont poilues puis
glabr es dessus, restant
pubescentes dessous.
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Les glands sont presque sessiles, les cupules grises et duveteuses.
Le chêne pubescent et la forêt méditerranéenne :
Dans la région méditerranéenne, il est d'observation courante que les incendies touchent essentiellement les chênes
sclérophylles (chêne kermès, chêne vert et chêne-liège) et les conifères. Les observations de terrain, notamment après incendie, montrent clairement que les forêts de chênes pubescents,
suffisamment denses, résistent particulièrement bien à l'incendie, notamment parce qu'ell es empêchent, par l'ombre qu'elles créent, le dévelop pement de broussailles héliophiles très
combustibles.
Par ailleurs, dans les régions dégradées (par exemple la garrigue), les chênes pubescents isolés se multiplient après
incendie par rej ets de souche, ce
qui n'est pas le cas de la grande majorité des conifères.
Une trop longue période d'activité humaine dans ces massifs a entraîné la raréfaction de ce chêne caducifolié. On note
actuellement, en raison du déclin des activités pastorales, une nette tendance du chêne pubescent à réoccuper les terres abandonnées. Ce phénomène est surtout observable lorsqu'il existe des
géniteurs à proximité ou une végétation pionnière arbustive ou arborescente (pinède) qui attire les animaux vecteurs des glands.
En effet, la propagation naturelle de cet arbre nécessite l'intervention des animaux : en faisant ses provisions pour
l'hiver, le geai des chênes contribue à étendre la chênaie, car il enterre les glands là où ils germent le mieux, dans les espaces dégagés. Le mode de vie de l'écureuil favorise également
l'implantation des glands. L'écureuil roux (Sciurus vulgaris) ne retrouvant pas toujours durant l'hiver les glands qu'il a caché en automne, ces derniers pourront être à l'origine d'une
germination.
Ces exemples illustrent bien ce phénomène d'extension naturelle du chêne pubescent.
Bibliographie:
- Tela Botanica, le réseau de la botanique francophone
http://www.tela-botanica.org
- Guide Delachaux des arbres d'Europe. Owen Johnson, David More. Delachaux et Niestlé
- La forêt circumméditerranéenne et ses problèmes. Alexandre Seigue. Editions G.P. Maisonneuve et Larose.
- Manuel d'interprétation des habitats de l'Union Européenne. Forêts à Quercus suber
http://natura2000.environnement.gouv.fr/habitats/idxhab.html
- Institut méditerranéen du liège
http://www.institutduliege.com/description.php
- Le guide du sentier le tholonet- bibémus- Zola. Association pour le Reboisement et la Protection du Cengle et sainte
Victoire. Editions Edisud
- Le chêne
http://www.lesarbres.fr
- L'arbre celtique: Encyclopédie: Le gui
http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/gui-1438.htm
Les Cèdres (genre Cedrus)
Les cèdres sont des conifères de la famille des Pinacées, originaires du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord
et de l’Himalaya et acclimatés en Europe. Ce sont des arbres de grande taille, de 25 à 50m de haut, avec un port caractéristique : les branches s’étalent horizontalement (port
tabulaire). Les aiguilles sont disposées en bouquets sur des rameaux courts. Les cônes globuleux sont dressés.
Le genre possède 2 espèces (C. libani et deodara), le Cèdre de l’Atlas et le Cèdre de Chypre étant
considérés comme des sous-espèces du Cèdre du Liban:
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Le Cèdre du Liban : Cedrus libani
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Le Cèdre de l’Atlas : Cedrus libani ssp Atlantica
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Le Cèdre de Chypre : Cedrus libani ssp brevifolia
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Le Cèdre de l’Himalaya : Cedrus deodara
Les trois premiers sont présents à l’arboretum.
D’autres auteurs considèrent les 4 arbres comme 4 espèces différentes.
Le Cèdre du Liban : un arbre
trimillénaire, symbole vivant, témoin de l’histoire
Il est originaire du moyen orient : Liban, Syrie, Turquie. Les peuplements actuels
les plus importants sont dans le Taurus, en Turquie. Il n’en reste au Liban que dans quelques forets (Dans la région de Bcharré au Nord dans la réserve des « cèdres de Dieu », dans le
Chouf dans la région de Barouk, à Tanourine au nord du Liban et à Jeij, au niveau de Byblos).
Il fut introduit en Grande Bretagne en 1683. En France, c'est le botaniste Bernard de Jussieu qui
ramena d'Angleterre en 1734 deux cèdres du Liban, dont la légende affirme qu'il les avait abrités dans son chapeau lors de la traversée : L’un a grandi près du labyrinthe du Jardin des
plantes de Paris : « Lorsque Bernard mourut, quarante-trois ans après, en 1777, il pouvait admirer, dit Condorcet, la cime de son arbre chéri qui dominait les plus grands arbres. » Le
second fut planté entre l’église de Saint-Philippe-du-Roule et les Champs Elysées où existait alors la pépinière du roi.
Plus de détails sur le site Paris pittoresque : http://www.paris-pittoresque.com/jardins/2.htm
Description :
- Silhouette : En foret, long tronc droit et sommet aplati ; jusqu’à 40m ; arbre vert sombre,
ou parfois très grisé et aussi vif que beaucoup de cèdres bleus de l’Atlas. La grande caractéristique du Cèdre du Liban réside dans son port : durant sa jeunesse l’arbre a une forme conique,
l’écorce est de couleur gris foncé. Sa croissance est rapide les premières décennies. Après les trente premières années, la cime devient tabulaire, les grands plateaux du feuillage se développent
et l’écorce se fissure en petites écailles.
- Rameaux : finement duveteux.
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Aiguilles : Environ 25mm, rigides ; courte pointe verte sauf à son extrême sommet, translucide.
- Cônes : 10 cm de haut, ovoïdes, sans creux au sommet, plus effilés que ceux du cèdre de l’Atlas.
D’abord verdâtres puis gris-violets la seconde année, ils se morcèlent après la 3ème année.
Originaire des montagnes, il prospère entre 1300 et 2000 m d’altitude (étage subalpin). Il supporte une couverture neigeuse
de plusieurs mois et des points de gel dépassant les - 30°C.
Il peut vivre jusqu’à 300 ans en culture. La réserve des cèdres de Dieu compterait 2 arbres trimillénaires, 10 millénaires
et 363 arbres plusieurs fois centenaires.
Utilisation :
Ils ont été introduits en Europe où ils sont largement utilisés comme arbres d’ornement. On s’en sert également comme bois d’œuvre (Le
Cèdre du Liban a été utilisé dans la construction du premier Temple de Jérusalem vers 976 av J.C.). Ce bois a une odeur particulière, et permet d’éloigner les insectes et les vers. Il fut utilisé
dans la construction navale et la fabrication des sarcophages pour son imputrescibilité. C’est un bois précieux dont on se sert pour fabriquer les boites à bijoux, coffrets…
Le Cèdre de
l’Atlas
Il est originaire d’Afrique du Nord, on le trouve en Algérie (Aurès, Kabylie et
Ouarsenis), et surtout au Maroc (dans le moyen Atlas, le Rif et le haut Atlas oriental).
Sa longévité est importante. Il vit dans les zones montagneuses, les cédraies se développent entre 1200 et 2100 mètres
d’altitude et résistent à 3 mois de neige par an. Cet arbre supporte les fortes sécheresses estivales et tolère les hivers froids tant que la température ne descend pas en dessous de
-20°C.
Le cèdre présente plusieurs variétés locales, différentes par la taille, l’aspect et surtout par la couleur : le cèdre
bleu de l’Atlas (Cedrus libani ssp atlantica var. glauca) possède des aiguilles d’une magnifique coloration bleu argentée.
L’espèce fut découverte en 1827 par l’éminent jardinier italien Giuseppe Manetti. Longtemps méconnu, il fut introduit en
France pour la première fois en 1839 par le pépiniériste Sénéclauze. Il a été implanté dès la seconde moitié du XIXème siècle dans les basses et moyennes montagnes méridionales. En raison de sa
rusticité et de sa facilité d’adaptation, le cèdre devient l’essence de base pour la reconstitution et la valorisation des forêts improductives ou dégradées. Certaines cédraies françaises
reconstituent des écosystèmes riches et stables, colonisant progressivement les milieux d’introduction comme la cédraie du Ventoux et celle des monts du Vaucluse.
Description :
- Silhouette : d’abord conique, puis large avec une cime aplatie, étroite ; jusqu’à 38m ;
feuillage en amas hérissés, souvent redressés, jamais aussi grands ni aplatis que chez le cèdre du Liban ; jeunes pousses légèrement ascendantes ; feuillage noirâtre à vert vif, ou
tendant vers le gris.
- Ecorce : généralement plus grise que celle du cèdre du Liban, se craquelant souvent en plaques
serrées.
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Rameaux : denses, noirâtres, naissant à 45°, puis se déployant à l’horizontale.
- Aiguilles : courtes (jusqu’à 20 mm en rosettes) ; petite épine translucide à
l’extrémité.
- Cônes : cylindriques, avec un sommet en creux. 8 cm de haut, 4 cm de large.
Utilisation :
Au Maroc, en architecture comme dans le mobilier, le cèdre de l’atlas, imputrescible et odoriférant, est le bois le plus
employé. Dans le domaine du mobilier citadin, coffres, coffrets, étagères et bibliothèques, instruments du barbier, sont les réalisations les plus marquantes. Dans l’art rural, de belles portes
en bois de cèdre clouté du Haut Atlas ainsi que des coffres rifains d’exécution soignée présentent généralement une ornementation géométrique de souche très ancienne, qui révèle les traditions du
pays issues du fond commun de la civilisation méditerranéenne.
Actuellement, le cèdre de l’Atlas est utilisé en dendrochronologie (méthode qui permet de dater des pièces de bois à l’année
près, en utilisant les anneaux de croissance des arbres). L’analyse des cernes des arbres peut être utilisée en Archéologie et en Paléontologie. Cela offre ainsi la possibilité d’une lecture
pertinente des évènements historiques. Cette science est aussi employée en Ecologie car elle permet de préciser les relations entre les hommes et les conditions climatiques, montrant ce qui peut
être imputable à la sévérité de la nature et ce qui ressort des responsabilités de l’Homme.
On peut également utiliser l’huile essentielle de cèdre de l’atlas en aromathérapie : elle est
lipolytique, lymphotonique, cicatrisante et permet la régénération artérielle.
Le Cèdre de
Chypre
C’est un arbre endémique de l’île de Chypre. Il est assez petit (jusqu’à 23m).
Description :
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Silhouette : à peu près conique ; vert bleuté ou vif ; parfois assez pleureuse.
- Ecorce : gris moyen.
- Aiguilles : sur les vieux arbres, très courtes (7 à 15 mm), plus petites que celles des autres
cèdres ; les jeunes arbres vigoureux (avec des feuilles de 25 mm et pas de cônes) sont plus difficiles à identifier.
- Cônes : fins (environ 7 x4 cm), avec un sommet en bec.
Le Cèdre de l’Himalaya
Originaire de l'ouest de l'Himalaya où il peut dépasser les 50 m, il forme de belles forêts, en mélange avec le pin de
l'Himalaya, entre 1500 et 3000 m. C'est un arbre sensible aux gelées tardives.
Description :
- Silhouette : souvent un tronc très droit et une couronne conique à l’âge adulte ; plus rarement,
branches basses lourdes et feuillage en grands plateaux comme un cèdre du Liban, ou troncs multiples ; généralement vert vif ; parfois jaunâtre ; parfois très sombre ou gris ;
sa flèche est longue et fine ; pousses retombantes à l’extrémité des branches (moins net sur les vieux arbres).
- Ecorce : comme celle du Cèdre du Liban (brun-noir, ridée et craquelée) ; parfois plus écailleuse
et plus pourpre.
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Rameaux : densément poilus.
- Aiguilles : longues, assez souples, jusqu’à 50 mm sur les rameaux longs ; fines lignes grises et
extrémité translucide.
- Cônes : semblables à ceux du Cèdre du Liban, mais souvent absents, même sur les vieux
arbres.
Utilisation:
Il fut introduit en Europe en 1820. C'est un arbre utilisé principalement pour l'ornementation dans les parcs.
Cultivars :
- Cèdre de l'Himalaya doré (Cedrus deodara ‘aurea’) : aiguille jaunâtre, croissance plus lente et hauteur
moins élevé que cedrus deodora.
- Cèdre de l'Himalaya pleureur (Cedrus deodara ‘pendula’) : trapu, très pleureur, croissance lente,
aiguille vert-bleuté, hauteur jusqu'à 20 m.
bibliographie:
- Art, littérature et spiritualité: Le cèdre du Liban, un arbre trimillénaire, symbole vivant, témoin de
l'histoire. http://nidish.unblog.fr/2009/11/03/1275/
- Wikipédia: l'encyclopédie libre. http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal
- http://www.lesarbres.fr
- Centre Régional de la
Propriété Forestière de Poitou-Charentes: fiche essence
le Cèdre de l'Atlas : http://www.crpf-poitou-charentes.fr/IMG/pdf/cedre.pdf
- Le Cèdre de l'Atlas: mémoire du temps. Omar m'hirit. Editions Mardaga
- Le Cèdre de France: étude approffondie de l'espèce. Jean Toth. Editions l'Harmattan
- Guide Delachaux des arbres d'Europe. Owen Johnson, David More. Editions Delachaux et Niestlé